Comment contribuer à la préservation des abeilles sur un territoire agricole ?

Le mercredi 11 décembre dernier, le Conservatoire d’espaces naturels était convié par la Chambre d’agriculture des Hauts-de-France pour intervenir auprès d’exploitants agricoles et d’apiculteurs, dans le cadre d’une journée technique consacrée aux insectes pollinisateurs. Au travers d’une approche à la fois pragmatique et documentée, Gaëtan Rey, Chargé de mission scientifique au Conservatoire a présenté le fruit de ses travaux dans le cadre du projet européen SAPOLL (« Sauvons nos pollinisateurs »). Chacun a pu ainsi repartir avec des clés de compréhension mais aussi d’actions.

https://hautsdefrance.chambres-agriculture.fr/actualites/detail-de-lactualite/actualites/pollinisateurspour-aller-plus-loin/

L’état et le rôle des pollinisateurs en Hauts-de-France

Au cours d’une présentation étayée, le Conservatoire d’espaces naturels a permis de mettre des noms et des images sur ces insectes ayant un rôle de premier ordre pour notre équilibre alimentaire. Ainsi, il existe dans les Hauts-de-France près de 800 espèces de papillons de nuit, 400 espèces d’abeilles sauvages, 210 espèces de syrphes et 90 espèces de papillons de jour. Cette diversité est nécessaire à la mise en œuvre de la pollinisation ; ce phénomène qui permet le transport du pollen est, rappelons-le, essentiel pour notre alimentation ! La diversité des espèces et de leur constitution permet la fécondation des végétaux aux formes, elles aussi, variées.

Le service rendu à l’être humain par les pollinisateurs (= service écosystémique) peut être estimé à 103,9 millions d’euros pour les Hauts-de-France.

Agriculteurs et pollinisateurs, un service gagnant-gagnant

L’équipe scientifique du Conservatoire d’espaces naturels a évoqué l’affaiblissement, en règle générale, des populations d’insectes, qui serait lié à l’utilisation des produits phytosanitaires. L’élargissement des possibilités d’actions en faveur des pollinisateurs a été développé, sous la forme de retours d’expérience français et belges. Globalement, retenons que pour protéger les pollinisateurs, les agriculteurs ont besoin de connaissances scientifiques et agronomiques pour bien comprendre les besoins des insectes.

Les bonnes pratiques à adopter en agriculture : la diversité !

Parmi les propositions faites au monde agricole :
– semer des couverts d’intercultures précocement avec des espèces pouvant fleurir à l’automne ;
– en jachère, favoriser des mélanges d’espèces floristiques pérennes et privilégier des plantes à la floraison la plus étalée possible ;
– conserver les éléments paysagers (haies vives, bosquets etc) ;
– entretenir la diversité floristique dans les prairies ;
– protéger les surfaces en lisières forestières adjacentes aux cultures, véritables réservoirs de pollinisateurs ;
– utiliser des espèces d’origine locale dans les jachères, prairies ou bandes fleuries ;
– préserver des zones refuges tournantes ou de petites surfaces non fauchées ou pâturées ;
– privilégier la fauche au broyage des bandes enherbées et favoriser une intervention tardive.

Pour plus d’informations, consulter la Chambre d’agriculture des Hauts-de-France.

Pour agir en faveur des pollinisateurs, rendez-vous sur le site du projet européen Sapoll !

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