Les mésanges ne sont pas des anges !

Saviez-vous que ces petites terreurs, mignonnes et acrobates, font la loi parmi les passereaux ? Les observer au jardin est un véritable spectacle !

Se plaisant autour des maisons pourvu qu’il y ait des arbres, vous pouvez leur installer un nichoir avant l’hiver, en échange de quoi, elles se chargeront à la belle saison de vous débarrasser de chenilles et autres pucerons. Pensez simplement à bien installer votre nichoir : à l’abri des vents dominants, orienté sud-est, entre 1,5 et 3,5 m de hauteur, à un endroit inaccessible pour les chats.

Mésange bleue : nourrissage au nichoir © R. Monnehay

Les mésanges, comme beaucoup d’autres passereaux, ont une durée de vie très courte. Les oiseaux qui parviennent à passer leur premier hiver peuvent vivre environ 4 ans. Vous pouvez donc leur assurer un complément alimentaire dès les grands froids, afin de leur éviter la famine, en leur donnant des graines de tournesol si possible bio. Comme tous les oiseaux, en hiver, si un apport de nourriture est apprécié, la présence d’eau leur est aussi nécessaire.

Mésange charbonnière mâle © D. Top
Mésange charbonnière © F. Prudhomme

La mésange charbonnière (Parus major)
Agile et agressive, c’est la plus grande des mésanges. Difficile de la confondre avec une autre espèce sinon la mésange noire, pourtant plus petite… Les mâles arborent une grosse cravate noire bien marquée. Les femelles, quant à elles, portent une cravate moins nette et donc plus discrète.

Mésange bleue © F. Prudhomme

La mésange bleue (Cyanistes caeruleus)
Impossible de confondre cette mésange avec une autre. Sa calotte bleu-azur la distingue nettement. C’est une petite merveille d’agilité et d’audace. Elle est capable d’opérations complexes pour s’emparer d’une noisette convoitée.
Question caractère, la belle se montre presque aussi agressive que sa cousine charbonnière, malgré sa petite taille et ses 11 petits grammes. Elle niche dans les trous des arbres et apprécie les nichoirs.

Mésange nonnette © F. Prudhomme

La mésange nonnette (Poecile palustris)
Petite taille, couleur terne, toute en discrétion, elle ne manque pas de charme avec sa calotte noire qui descend sous les yeux.  A la mangeoire, elles sont rarement plus de deux, s’emparant rapidement d’une graine pour aller la décortiquer plus loin. Pour nicher, un trou dans un arbre ou un vieux mur suffit.

Mésange noire – (CC) Marek Szczepanek

La mésange noire (Periparus ater)
Même taille que les précédentes dont elle se distingue par la tache blanche à la nuque.  Elle ressemble aussi à une petite mésange charbonnière sans le ventre jaune.  En hiver, parfois, on en voit apparaître 5 ou 6 autour des mangeoires. Vous pouvez admirer leurs talents d’acrobates quand elles sont à la recherche de minuscules insectes qu’elles capturent entre les aiguilles des sapins, ou dans les fissures de l’écorce.  Elles adorent aussi les graines des conifères et les faînes.

Mésange huppée © B. Tondellier

La mésange huppée (Lophophanes cristatus)
Impossible à confondre avec sa huppe toujours dressée.  Elle accompagne souvent les mésanges noires dans les rondes hivernales. Elles ne sont jamais très nombreuses à la mangeoire. Pour nicher, elle utilise toutes les cavités et peut entrer en concurrence avec les espèces précédentes.  Elle affectionne les nichoirs dont le trou a été rétréci, le rendant impropre au mésanges charbonnières, plus dominatrices.

Et vous, quelle est votre mésange préférée ?

Si vous souhaitez construire un nichoir pour les accueillir chez vous, voici quelques indications bien utiles !

Bricoler un nichoir pour les mésanges © Christian Voltz et Sébastien Touache La Salamandre Junior n° 122

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