QU’ EST-CE QUE LE RÉFÉRENTIEL FAUNISTIQUE RÉGIONAL ?

Gaëtan Rey, chargé d'études scientifiques au Conservatoire, nous explique ce qu'est le référentiel faunistique régional
Gaëtan Rey, chargé d’études scientifiques au Conservatoire, nous explique ce qu’est le référentiel faunistique régional…

Gaëtan, pourrais-tu nous expliquer ce qu’est un référentiel faunistique ?

Un référentiel faunistique est un document qui fait état de la liste des espèces de la faune observée ou ayant été observée dans un secteur administratif donné. Dans notre cas, il s’agit ici de la région Nord Pas-de-Calais.

Il fait aussi état du statut biologique régional des espèces (reproducteurs, non reproducteurs), de leur statut juridique au regard de la réglementation française et européenne, et de leur niveau de sensibilité en termes de rareté et de menace, exprimé par la catégorie dans laquelle elles sont classées dans les listes rouges mondiales, nationales, régionales ou des pays et régions voisines, établies selon les critères IUCN.

C’est un document évolutif qui est complété au gré de l’amélioration des connaissances sur des groupes connus ou sur de nouveaux groupes étudiés dans la région.

Il faut le voir comme une photographie à un instant donné de l’état de la connaissance régionale d’une partie de la faune sur une période donnée.


Pourrais-tu nous expliquer la (ou les) méthode(s) utilisée(s) par le CEN et le GON pour réaliser cet outil ?

Il n’y a pas de méthode standardisée. Il suffit juste de regrouper, de structurer et d’organiser les informations existantes par groupe.

Les collectifs faunistiques transmettent au CEN l’ensemble des informations nécessaires à l’élaboration des référentiels. Ces informations sont traitées et classées dans des fichiers élaborés à la main. Pour l’organisation de l’information nous suivons la nomenclature du référentiel taxonomique du MNHN (Muséum National d’Histoires Naturelles).

Comment sont répartis les rôles entre vos deux structures ? Qui fait quoi ?

Cet outil est élaboré par le Conservatoire Faunistique Régional (CFR), créé à l’initiative du CEN Nord Pas-de-Calais et du GON rejoint par la Société Entomologique du Nord de la France (SENF) en 2010.

Le CEN et le GON co-animent l’élaboration globale de ce référentiel.
Le GON assure le lien auprès des collectifs faunistiques. Il y a un collectif faunistique par groupe, qui rassemble un ou plusieurs naturalistes experts régionaux du groupe concerné, principalement des adhérents du GON mais pas uniquement.

Ces collectifs assurent un travail de relecture et de validation des documents proposés et les transmettent au CEN, qui assure la rédaction des documents, les nouveaux éléments à intégrer comme le changement de statut d’une espèce par exemple, l’apparition d’une nouvelle espèce etc.

Le GON en tant que pôle faune du RAIN (Réseau des Acteurs de l’Information Naturalistes) intègre ce référentiel dans la base de données faunistiques régionale SIRF.

Les deux structures assurent une veille règlementaire et documentaire sur chacun des groupes concernés.

La diffusion et la communication de ces documents auprès du grand public et des professionnels (administration, collectivités, gestionnaires d’espaces naturels, bureaux d’études etc) est assuré par le CFR.

Logo du Conservatoire faunistique régional (CFR), fondé par le CEN et le GON

Combien de groupes faunistiques sont actuellement concernés par ce référentiel ? Quels sont-ils ?

En ce début 2016, il concerne 9 groupes faunistiques : les oiseaux, les mammifères, les amphibiens et reptiles, les lépidoptères papilionoidea (papillons dit de jour), les orthoptères (criquets et sauterelles), les odonates (libellules), les coccinelles et les coléoptères aquatiques.

Quels sont les autres groupes faunistiques envisagés pour la suite de vos recherches ? Selon quelles échéances ?

Pour la fin 2016, il est prévu d’y ajouter les macro-hétérocères (papillons dit de nuit) et certainement les araignées. Ensuite il est prévu, peut être en 2017 ou avant, un référentiel sur les poissons sur lequel a commencé à travailler les fédérations de pêche du Nord et du Pas-de-Calais. Plus tard devrait suivre des référentiels sur des groupes d’insectes mais les échéances et les groupes ne sont pas encore décidés pour le moment.

En tant que chargé d’études au Conservatoire d’espaces naturels, quelle est l’utilisation que tu fais à ton niveau de cet outil ?

Lors de la rédaction d’un plan de gestion d’un site géré par le CEN, ce référentiel me permet de définir les espèces que je considère comme patrimoniales sur le site en fonction des critères établis par le service étude du CEN. Sur la base de cette liste d’espèces patrimoniales pour le site, je définis des espèces à enjeux prioritaires qui feront l’objet, soit de travaux de gestion sur les habitats naturels de l’espèce, soit d’actions d’amélioration de la connaissance lors de suivis, soit simplement comme indicateur d’évaluation du plan de gestion au bout des 5 ans de sa mise en œuvre.

Concrètement, à quoi sert ce référentiel de manière plus globale (à l’échelle de la région, à l’échelle nationale, voire au-delà) ?

Ce référentiel alimente l’observatoire régional de la biodiversité qui publie régulièrement au travers d’indicateurs un état de santé de la biodiversité régionale.

Carte illustrant quelques hauts lieux de biodiversité, extraite de la publication "Comment se porte la nature dans la Nord Pas-de-Calais ?" réalisée par l'Observatoire de la biodiversité du Nord Pas-de-Calais (2015)
Carte illustrant quelques hauts lieux de biodiversité, extraite de la publication « Comment se porte la nature dans la Nord Pas-de-Calais ? » réalisée par l’Observatoire de la biodiversité du Nord Pas-de-Calais (2015)

Il sert également aux gestionnaires, collectivités, administrations et bureaux d’études à apprécier la valeur patrimoniale des espèces qu’ils rencontrent ou qu’ils ont sur leur territoire et aide à leur prise en compte dans le cadre de travaux d’aménagements et de compensation par exemple.

Au delà du territoire régional, ce référentiel permet aux régions voisines et pays voisins comme la Belgique d’avoir facilement accès à un document qui synthétise sous la forme d’un seul fichier la liste des espèces présentes et leurs statuts. Cette synthèse régionale les aide à apprécier leur biodiversité à une échelle plus large afin de prendre en compte des tendances et des dynamiques proches pour évaluer les espèces sur leur propre territoire.

Comment sont collectées les données présentées dans ce référentiel ?

Pour les données concernant les espèces présentes en région et leur statut biologique, elles proviennent des observations effectuées par les naturalistes bénévoles du GON et des autres associations naturalistes qui transmettent leurs données dans le cadre du RAIN ou qui les saisissent directement dans la base de données régionale SIRF. Les professionnels des bureaux d’études et des organismes gestionnaires comme le CEN par exemple y contribuent également.

Toutes ces données récoltées depuis des années, et qui ont été transmises, servent ensuite aux groupes d’études du GON par exemple à définir les statuts de rareté des espèces au niveau régional et les statuts de menace (liste rouge régionale).

Notre travail consiste ensuite à récupérer toutes ces listes de statut publiées à différentes échelles (au niveau national, régional etc) par différentes structures ainsi que les informations sur les statuts biologiques auprès de nos collectifs faunistiques puis de les mettre à jour au sein du référentiel.

Comment interprétez-vous ensuite ces données ?

Ce travail d’interprétation n’a pas encore débuté mais nous souhaiterions définir avec le GON pour chaque groupe faunistique, une liste d’espèce considérée comme patrimoniale au niveau régional comme l’a fait le Conservatoire Botanique National de Bailleul pour la flore. J’espère que cela aboutira pour la fin 2016. Nous envisageons également de définir les espèces à responsabilité régionale voire départementale.

Actuellement, quelles sont les grandes tendances pouvant être observées au travers de vos résultats ? D’un point de vue global, quel est votre état des lieux concernant la faune régionale ?

Comme l’a indiqué l’observatoire régional de la biodiversité dans une de ses dernières publications, 48% des espèces d’insectes sont rares ainsi que 46% des espèces d’amphibiens et de reptiles. En fonction des groupes faunistiques, le constat n’est pas le même. Pour les papillons de jour par exemple, nous avons une vingtaine d’espèces qui présente un statut de menace en région avec pour certaine d’entres-elles, une possible disparition dans les années à venir. Pour ce groupe, 4 espèces ont été considérées comme récemment éteintes. À l’inverse, pratiquement tous les ans une nouvelle espèce d’odonate est observée en région.

Attention, une nouvelle observation ne veut pas forcément dire que l’espèce se reproduit et constitue une nouvelle population robuste et que pour ce groupe toute les espèces se portent bien. Mais cela illustre que les dynamiques sont diverses en fonction de l’écologie et de la sensibilité des groupes aux facteurs externes. Il faut bien retenir que le référentiel dresse une photographie d’un état à un moment donné car la nature n’est pas figée dans le temps.

Globalement si on regarde dans le rétroviseur, la faune régionale se porte plutôt mal et certaines populations d’espèces encore présentes sont très fragiles. Mais grâce aux réseaux denses des observateurs naturalistes régionaux, nous avons tous les ans de belles surprises et découvertes.

Quels sont les différents statuts utilisés pour classer les espèces au sein de chaque groupe ?

Les référentiels sont différents d’un groupe à l’autre car ils sont fonction du niveau de connaissance des groupes qui est très disparate. Par exemple, les oiseaux et les amphibiens-reptiles sont des groupes pour lesquels nous avons toute une « batterie » de statuts à différentes échelles (du régional à un niveau mondial) car ce sont des groupes largement étudiés depuis des années et qui attirent de nombreux naturalistes grâce à une pléthore d’outils d’identification et de vulgarisation.

D’autres groupes par contre comme les coccinelles et les coléoptères aquatiques, sont moins étudiés à l’échelle nationale. Nous avons la chance pour ces groupes d’avoir des spécialistes régionaux et une dynamique d’étude régionale qui permet d’établir des statuts de rareté et de dresser un référentiel régional. À l’inverse, certaines régions grâce à la présence de spécialistes locaux ont pu élaborer des listes d’espèces et de rareté pour des groupes peu ou pas étudiés chez nous.

A minima nous avons pour un groupe du référentiel un statut biologique et un statut de rareté régional.

Photo prise lors d'un inventaire de coléoptères aquatiques © Baptiste Hubert
Photo prise lors d’un inventaire de coléoptères aquatiques © Baptiste Hubert

Selon quels critères les espèces sont-elles classées dans tel ou tel statut ?

Pour les statuts de menaces à savoir les listes rouges par exemple, une méthodologie élaboré par l’IUCN est à respecter. Elle comprend tout un lot de critères comme la dynamique de l’espèce, son statut de rareté, l’état de ses populations etc. En fonction de ces critères, une sorte de « note » apparait qui est reliée à un statut de menace. Ces listes sont ensuite soumises à validation auprès de l’IUCN. Une fois validée, cette liste est diffusée et intégrée dans le référentiel faunistique.

Pour les statuts de rareté, deux méthodes sont généralement employées. Il y a la méthode du « dire d’expert » qui à l’appui des nombreuses observations cumulées dans le temps et dans l’espace affirme que telle ou telle espèce est rare, assez rare, commune etc. Cette méthode donne une première approche mais elle est peu satisfaisante.

Il existe une méthode plus objective et standardisée qui consiste à calculer en fonction du nombre de mailles occupées par l’espèce par rapport au nombre de mailles de l’échelle administrative considérée, un coefficient de rareté régional pondéré qui donnera une valeur elle même affectée à un indice de rareté. Par exemple, si l’espèce occupe X mailles de 10km par 10 km sur un total de Y mailles de 10km par 10 km, elle aura un coefficient de rareté régionale pondéré compris entre telle ou telle valeur qui sera rattachée au statut de commune par exemple.

Quelles sont les distinctions importantes entre ces différents termes/statuts : « espèce rare », « espèce menacée », « espèce patrimoniale » ?

Une espèce est dite rare quand sur le territoire considéré elle est géographiquement localisée.

Une espèce est dite menacée quand elle présente sur le territoire considéré ou à proximité une dynamique de ses populations défavorables et qu’elle est présente en de faible effectif.

Attention, une espèce rare n’est pas forcément menacée et une espèce menacée n’est pas forcément rare.
Par exemple, un papillon de jour la Mégère Lasiommata megera a un statut de rareté régional « assez commune » donc elle n’est pas rare mais elle est considérée comme menacée car elle a le statut d’espèce quasi-menacée (NT) en région. C’est une espèce qui occupe spatialement un certain nombre de mailles dans la région mais qui se rencontre de moins en moins fréquemment et dans des effectifs de plus en plus faibles. Concrètement si des actions ne sont pas développées pour maintenir cette espèce elle peut, à plus ou moins longue échéance, disparaître de la région.

Une espèce est considérée comme patrimoniale quand elle présente un statut de rareté fort (de rare à exceptionnel) et/ou un statut de menace (de quasi-menacée à en danger critique d’extinction).

Qu’est-ce qu’une espèce patrimoniale ?

La patrimonialité d’une espèce est définie de différentes façons. Pour le moment il n’y a pas de liste d’espèces de faune patrimoniales validées pour la région. Chaque structure a semble-t-il sa propre méthode pour définir une espèce patrimoniale. Elle dépend parfois de l’échelle de travail. Par exemple, une espèce présente uniquement sur deux communes à l’échelle d’une communauté de communes peut être considérée patrimoniale pour la communauté de communes même si ailleurs elle est largement répartie.

Dans son Dictionnaire de la diversité biologique et de la conservation de la nature publié en 2015 et dont une deuxième version est parue début 2016, Triplet donne la définition suivante de la patrimonialité d’une espèce : « Le degré de patrimonialité d’une espèce ou d’un habitat est estimé en fonction de la rareté de cette espèce ou de cet habitat, du degré de menace et du statut de protection au niveau local, régional, national ou international. »

Combien y a t-il actuellement d’espèces d’intérêt patrimonial dans notre région ? Comment se répartissent-elles entre les différents territoires régionaux ? Quelle est votre analyse à ce propos ?

Il est difficile de dire combien il y a d’espèces de faune patrimoniale dans notre région pour le moment car ce travail n’a pas encore été fait régionalement pour tous les groupes. Ce travail est en cours les papillons de jour par exemple avec la parution prochainement d’un atlas régional. Pour les odonates, 13 espèces sont considérées patrimoniales sur les 60 connues en région. Par ailleurs, parmi ces 60 espèces connues, seulement 54 sont considérées comme reproductrices.

Quels sont par groupe les espèces les plus rares et/ou menacées ? Comment expliquez-vous leur déclin ? Existe t-il des solutions concrètes pour enrayer le phénomène ?

Voici quelques exemples : pour les amphibiens la Grenouille des champs Rana arvalis, pour les papillons dit de jour la Virgule Hesperia comma et le Damier noir Melitaea diamina , pour les mammifères le Petit rhinolophe Rhinolophus hipposideros et le Murin des marais Myotis dasycneme, pour les orthoptères (criquets et sauterelles) le Criquet des jachères Chorthippus mollis, pour les odonates (libellules) le Leste verdoyant Leste virens.

Grenouille des champs (Rana arvalis) © Thomas Cheyrezy
Grenouille des champs © Thomas Cheyrezy
La Virgule, petit papillon menacé d’extinction dans notre région (photo : Daniel Haubreux)
La Virgule, petit papillon menacé d’extinction dans notre région (photo : Daniel Haubreux)
Petit rhinolophe © François Schwaab
Petit rhinolophe © François Schwaab

La plupart des espèces considérées comme les plus rares et les plus menacées sont des espèces dites spécialistes qui ont besoin d’habitats naturels très précis pour se développer.

La solution est de maintenir ces habitats naturels dans un bon état de conservation et de maintenir les connections entre ces habitats pour que les espèces puissent se déplacer et maintenir des échanges génétiques indispensables à leur survie.

Il existe également un statut particulier, concernant cette fois les espèces nouvellement découvertes ? Pourrais-tu nous en dire davantage à ce sujet ? Comment expliquer l’apparition de nouvelles espèces dans notre région ? Est-ce une bonne nouvelle ?

Les espèces nouvellement découvertes ne présentent pas de statut particulier. Généralement la première information est la présence de cette espèce et ensuite si l’observation est confirmée dans le temps, son statut biologique (reproducteur, non reproducteur, existence d’une population etc) est ensuite affiné. À la suite de cela, un statut de rareté peut alors être calculé. Lors du renouvellement des listes rouges régionales cette espèce est ensuite ajoutée dans l’évaluation et le sera au même titre que les autres espèces déjà connues en région.

De nouvelles espèces apparaissent pour de multiples raisons difficiles à lister de manière exhaustive ici.

Voici quelques exemples : soit l’effort de prospection des observateurs est meilleur ce qui a permis de la détecter, soit cette espèce présente des populations robustes autour de la région et des individus de ces populations se dispersent et viennent occuper les milieux qui lui sont favorables chez nous, soit le dérèglement climatique a favorisé la remontée vers le nord d’espèces aux mœurs méridionales, soit elles sont arrivés à cause de l’homme et de ses activités. Pour ce dernier cas il s’agit généralement d’espèces non indigènes qui certaines de par leur fort développement peuvent être considérées comme des espèces exotiques envahissantes et représenter une menace pour notre faune indigène.

Quelles sont par groupe ces nouvelles espèces observées dans le Nord et le Pas-de-Calais ?

Quelques exemples me viennent en tête. En 2014, pour les mammifères l’observation du Mulot à collier roux Apodemis flavicollis dans l’Avesnois. Pour l’année 2015, pour les rhopalocères (papillons de jour): l’observation du Flambée Iphiclides podalirius dans le Cambrésis, pour les oiseaux la nidification de la Rémiz penduline Remiz pendulinus et pour les odonates nous pouvons citer en exemple la Leucorrhine à large queue Leucorrhinia caudalis (espèce protégée).

Flambée (Iphiclides podalirius), CC Daniel Villafruela
Flambée (Iphiclides podalirius), CC Daniel Villafruela
Rémiz penduline (Remiz pendulinus) CC Agustin Povedano
Rémiz penduline (Remiz pendulinus) CC Agustin Povedano

En tant que citoyen non initié au domaine scientifique, mais intéressé par les questions environnementales et écologiques, comment peut-on s’approprier les résultats fournis dans ce référentiel faunistique régional ?

Ces listes donnent une idée du nombre d’espèces régionales pour chacun des groupes et donne une idée de son statut. Elles permettent aux personnes non initiées de se rendre compte que la région accueille un plus grand nombre d’espèces qu’elles ne l’auraient peut être imaginé.

En tant qu’experts de la faune régionale, quel est le message principal que vous souhaiteriez faire passer auprès des citoyens ? Et, auprès des décideurs politiques ?

La faune régionale est riche mais très fragile. À l’image des paysages de la région qui évoluent avec par exemple la disparition des prairies et des haies hautes, de nombreuses espèces, si aucune action forte n’est mis en œuvre à court terme, disparaitront.

Selon vous, vos travaux sont t-ils suffisamment relayés par les médias ?

Ce type de sujet est traité que trop ponctuellement généralement lors de grands évènements à une échelle nationale et pas de manière continue et régulière pour apporter une information qui sensibilise.

Pensez-vous que ces derniers puissent avoir un rôle à jouer pour sensibiliser la population régionale ? Pourquoi ?

Bien-sur en utilisant tous les vecteurs de communication existant comme les réseaux sociaux. La sensibilisation passe par l’information. Souvent on dit qu’un « bon citoyen est un citoyen informé ».

En tant que naturaliste amateur ou confirmé, comment peut-on contribuer à l’enrichissement du référentiel faunistique régional ? Auprès de qui prendre contact ?

Les personnes intéressées peuvent se rapprocher du GON qui organise des sorties et diverses activités par des personnes passionnées et passionnantes. Pour les personnes ayant déjà des compétences naturalistes, je ne peux que les conseiller de saisir leurs données dans la base de donnée régionale SIRF. Par cette action ils contribuent à améliorer la connaissance de la faune régionale

Quelles sont les éventuelles contraintes à respecter ? Selon quels critères choisissez-vous les personnes pouvant prendre part à vos missions de prospection sur le terrain ? Qui traitera ensuite les données ?

Il n’y a pas de critères de sélection, toute personne intéressée par la faune ou simple curieux de la nature peut y participer en se formant auprès des associations naturalistes régionales comme le GON par exemple qui propose des formations sur les oiseaux notamment.

Les personnes ayant déjà des connaissances naturalistes peuvent simplement au gré de leurs sorties noter leurs observations et les saisir sous SIRF.

Les données sont traitées par le pôle faune du RAIN à savoir le GON qui sont ensuite transmises selon des règles définies par le RAIN aux gestionnaires d’espaces naturels comme le CEN qui prendront en compte les données reçues dans leurs actions.

Consultez le référentiel faunistique régional (tableur au format Excel).

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